Présentation de Guilers

Présentation générale de Guilers

Située au nord ouest de Brest métropole océane, Guilers joue pleinement la carte de la ville à la campagne, une richesse qui n’échappe pas aux habitants du territoire, nombreux à goûter aux plaisirs des promenades au cœur du bois de Kéroual. Commune à taille humaine, Guilers concentre un grand nombre d’entreprises artisanales et bénéficie d’une identité forte qui se lit dans la richesse de son tissu associatif.

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Carte d’identité

  • Département : Finistère
  • Code postal : 29820
  • Maire : Pierre OGOR
  • Nombre d’habitants : 8 071 (chiffres INSEE 2016 – population totale en vigueur à compter du 1er janvier 2016) - Population municipale : 7 886 - Population comptée à part : 185
  • Superficie : 1 898 hectares
  • Villes jumelées : Ballyhaunis (Irlande) et Baucina (Sicile)

Lieux et monuments

Le bois de Kéroual :

Magnifique parc de 48 hectares, composé de centaines d'essences locales et exotiques, c'est un lieu de promenade apprécié par les habitants de Brest métropole océane.
Le bois abrite : le manoir de Kéroual, ancienne demeure de Louise de Kéroual, dont le parc abrite chaque année le festival Astropolis, un moulin transformé en crêperie, et de nombreux étangs, rivières ou plans d'eau.

Le Manoir de Kéroual

Manoir de KéroualAncienne propriété des Penancoët, comtes de Kerouazle, le manoir de Kéroual, acquis par la Ville de Brest a aujourd’hui une vocation artistique. Il accueille de nombreux artistes en création-résidence. Des chorégraphes ou metteurs en scène parmi les plus prestigieux y font régulièrement escale.
Cette belle bâtisse est constituée d’un corps de logis principal accosté d’une aile terminée par un pavillon carré. Une tour ronde s’élève à gauche du château, et un pigeonnier forme l’une des extrémités du jardin…
Le Château de Kervaly fut lui aussi édifié sur l’emprise du bois. On n’en aperçoit aujourd’hui que des traces ainsi que les ruines des écuries, sur lesquelles a été installé le « château-fort » pris d’assaut par les enfants.

Louise de Kéroual a séjourné dans ce manoir au XVIIème siècle. Les historiens prêtent à cette femme à l’étonnant destin un lien de parenté avec Lady Di. Conduite en 1670 à la cour de Londres, la belle Louise devint la favorite du Roi Charles II, dont elle eut un fils : Charles de Lenox. Elle fut nommée dame du Palais de la Reine, puis Duchesse de Portsmouth en 1672. Après divers revers de fortune, elle dut en 1716 se départir de l’antique demeure. Elle s’est éteinte en 1734 à Paris.
Suite à l'invasion allemande durant la seconde guerre mondiale, le château fût brûlé en 1944.

Le fort de Penfeld

fort de penfeldEdifié entre 1776 et 1783, le fort de Penfeld était destiné à défendre la place et le port de Brest contre une attaque anglaise venant de l’ouest, après un débarquement sur la côte du Léon. Endommagé lors des combats de la Libération, l’ouvrage a été utilisé par la Marine nationale jusqu’aux années 1970 avant d’être totalement abandonné et déclassé dans les années 1990. Son rachat par la commune de Guilers et sa valorisation ont permis de sauvegarder un élément majeur du patrimoine brestois.

L’église Saint Valentin

L’église paroissiale, dédiée à Saint Valentin, présente une forme de croix latine et des parties hétérogènes dont les plus anciennes remontent au XVème siècle.

L’église se trouve au centre d’un petit enclos paroissial dont l’entrée porte une jolie piéta (Notre-Dame de Pitié) en Kersanton du XVIème siècle. La porte extérieure du porche, caractéristique de la Renaissance bretonne et millésimée 1601, est en pierre dorée de Logonna. L’intérieur du porche est décoré d’une frise montrant le blason des Penancoët et d’une sculpture médiévale représentant un joueur de flûte réalisée par le charpentier Alan Floc. La partie supérieure, anéantie lors des combats de 1944 pour la Libération de Brest, a été reconstruite en 1958 lors de la restauration de l’église.

Le patronage de Saint-Valentin, patron des amoureux, attesté dès le XVIème siècle, est peu courant en Bretagne. Prêtre romain et martyr, Saint-Valentin a été décapité à Rome en 268 et enterré le long de la Via Flaminia. Sa statue porte les attributs d’évêque car ce prêtre est souvent confondu avec l’évêque Valentin de Terni, fêté le même jour.

Croas Téo

Croas TéoDe facture classique, la stèle christianisée de Croas-Teo, la Croix-Epaisse, tire son nom du volume de la stèle elle-même qui sert de base à la croix. Chacune des branches de Kroaz teo porte une petite croix gravée dans un cercle, un peu à la manière des croix celtiques. Pour beaucoup, les croix muettes ont été taillées dans des blocs de granit existants, monolithes plus ou moins anciens réutilisés, que l’on s’est empressé de christianiser en raison du paganisme qu’on leur prêtait. Il s’agit ici d’une stèle gauloise datant de l’Age du Fer ; on en rencontre beaucoup dans le Bas-Léon. Celle de Kermengleuz a été christianisée, ce qui a sans doute permis sa conservation.

Kroaz teo se trouvait en premier lieu le long de la route nommée "bali Penfel", l’actuelle rue Charles de Gaulle. Elle a été transportée en avril 1862 sur la Plaine, au nord de l’église, suite à l’élargissement de la "bali Penfel". Enfin, en 1950, elle a été transplantée à la place que nous lui connaissons aujourd'hui, à l’entrée de Kermengleuz.

Croas Livet

Croas LivetL’originalité bretonne apparaît avec le calvaire. On peut dater cette croix en kersanton de la fin du XVème siècle. La structure du calvaire peut être décomposée en trois parties : une base, un fût et une croix terminale. De part et d’autre de la Crucifixion, sont placés des témoins du martyre du Christ. Le nœud est orné de personnages finement ciselés : aux angles, Marie-Madeleine avec son pot à parfum, Saint-Jean, un personnage agenouillé, les mains jointes et un personnage en chasuble faisant le geste de l’argumenteur.

Ce calvaire a connu différents noms : Kroaz livet (la croix colorée ou peinte) en 1544, la croix de Gouzivit (du nom des parcelles avoisinantes) en 1791, Croaslan en 1888 et Croaz Land en 1911. Croaslan est sans doute une déformation de Kroaz hent (le carrefour).

Le monument est sous la responsabilité de la commune depuis le testament en date du 7 avril 1874 de Sieur Jean Marie Mailloux. La commune a accepté le legs le 4 mars 1883, mais à condition que l’entretien du placître soit à la charge de l’hospice.